lundi, 28 avril 2008

Blog entre parenthèses

A ceux qui viennent s'enquérir ici de quelque nouveauté, je concède avoir délaissé le clavier depuis quelques semaines ... et que c'est parti pour durer, probablement jusqu'à l'été.

La parenthèse Bruxelloise chamboule mon organisation et d'autres impératifs absorbent le temps que j'aurais pu consacrer au blogging. Et puis, au final ma blog-roll regorge de références dans lesquelles je trouve mon compte. L'impulsion qui précède la création de note est moins présente ... l'envie reviendra probablement après une petite pause.

Pour autant, ce n'est pas le signe d'un désintérêt pour l'actualité. L'esbrouffe et la casse sociale menées tambour battant par le gouvernement et son Président sont insupportables, même de Belgique. Une manière d'y répondre, plus discrète que le blogging, est l'engagement dans les sections. Et de ce point de vue, ma nouvelle section grouille de projets de motions, de groupes de travail. En cette phase de préparation de congrès, il est reposant de prendre du recul de manière dépassionnée, en prévision de chamboulements imprévisibles.

18:15 Ecrit par Alice dans Blog | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note

mercredi, 19 mars 2008

Belgique : la fin du trou d'air

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Alors qu'aujourd'hui nous sommes en droit de nous demander en quoi récompenser Nadine Morano de la perte de Toul par un secrétariat d'Etat à la famille répond au message adressé à Nicolas Sarkozy par les français, la Belgique sort de l'ornière politique dans laquelle elle était enlisée depuis l'été dernier.

A l'issue des élections fédérales, Yves Leterme avait été chargé par le roi des Belges de former un gouvernement. Mais, las, le chef de file des chrétiens-démocrates flamands a par deux fois jeté l'éponge avant de réussir à seulement 5 jours de la date fatidique, à formuler un programme de gouvernement soutenu par Elio Di Rupo, le dirigeant aux noeuds pap' flamboyants du Parti Socialiste belge. C'est donc la fin d'un gouvernement provisoire qui administrait tant bien que mal les affaires courantes depuis la mi-décembre.

Les belges seront sans doute pour partie soulagée. Mais des sondages parus hier indiquent que la cote de confiance d'Yves Leterme est bien fragile. Cet accord ne signe pas la fin des tensions entre wallons et flamands qui avaient atteint des sommets lorsque l'été dernier Yves Leterme déclarait dans Libération que "les francophones ne sont pas en état intellectuel d'apprendre le néerlandais". La Belgique semble être le terrain des égoïsmes régionaux. Certes, la culture diffère entre ces deux provinces aux langues distinctes (même si la répartition des langues ne suit pas exactement celle des territoires), mais ce sont bien des questions d'ordre économiques qui alimentent les revendications séparatistes flamandes. Peut-être devraient-ils passer à Danny Boon (ou à Benoît Poelvoorde) la commande d'un "Bienvenue chez les wallons" pour sceller la réconcilation noir-or-rouge.

photo : Yves Leterme croisé à deux pas de l'ambassade Française le 13 mars.

00:10 Ecrit par Alice dans Belgitude | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note

dimanche, 16 mars 2008

Le Finistère, toujours plus à gauche !

dessin-16mars.pngC'est à distance que mes félicitations accompagnent mes camarades du Finistère avec lesquels je faisais campagne il y a encore quelques semaines !

Réza Salami l'a emporté avec le score étonnant de 54,4 % des voix exprimées dans le canton de Brest-centre alors qu'il comptait en théorie 10 points de retard sur le total des listes de droite ! Le très faible taux de participation (50.1 %) démontre que les électeurs de droite du centre-ville se seraient plutôt coupé une main plutôt que de voter pour Fortuné Pellicano, englué dans les divisions de l'UMP.
Et bravo à la liste Brest en marche menée par François Cuillandre qui voit sa réélection acquise avec un score historique de près de 60,7 %.
Un dernier mot pour l'équipe de Bernard Poignant et sa liste unifiée à Quimper ... la belle endormie va subir un sacré électrochoc avec des zigs comme Sylvain et Karim pour dynamiser la ville ;-)

PS : Merci à Yann pour les appels transfrontaliers surtaxés ;-)

dimanche, 24 février 2008

Un exercice vulgaire de la présidence

sarko-chute-460.jpg.png
Ce sont les mots de Pierre Moscovici pour qualifier la Présidence de Nicolas Sarkozy. Et encore, la dernière vidéo sur son tempérament de charretier (auquel les bretons avaient déja goûté) au dernier salon de l'agriculture n'était pas arrivée aux yeux de ce leader socialiste.

Vu de Bruxelles, il est très frappant de constater que chaque personne que vous croisez vous parle de la dimension très peu présidentielle de Nicolas Sarkozy. Et il est n'est pas évident de se placer sur un terrain partisan avec des personnes que l'on connaît peu, on prend des pincettes, on ne s'affiche pas d'emblée socialiste avec des collègues. Donc l'avis que l'on reçoit dépasse les convictions politiques des uns et des autres. Et c'est la grosse poilade généralisée. Le Président Français est moqué, son goût pour l'argent étonne, l'affichage de sa vie privée est relevé, les frasques de Neuilly sont commentées en large et en travers, le poids de l'histoire qu'il veut faire peser sur les enfants de CM2 surprend ...

Et nos amis belges ne sont pas les seuls visiblement à se gausser ! La presse internationale se fait assassine, la complaisance des journaux Français n'est pas de mise chez nos voisins. Il aura fallu tout le poids du "frère" du Président, Arnaud Lagardère, pour censurer les affiches du dernier numéro de Courrier International, car un titre en haut de l'affiche reprenait la traduction d'un édito espagnol : "Sarkozy, ce grand malade".

Mais au fond, tout ceci n'est vraiment pas drôle. Cette avalanche de bourdes, de pétages de plombs, de prises de positions à l'emporte-pièce, de détournements du droit ne peut pas durer encore 4 ans. Comme le dit Ségolène Royal, il va falloir que le "gouvernement redevienne sérieux". Personne ne peut se réjouir des frasques du gouvernement et de l'Elysée, car ce n'est pas une grogne qui monte, mais un véritable désespoir qui fait grandir le discours "tous pourris".