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mardi, 29 janvier 2008

The good man at the right place

dsk-460.JPGJean-Christophe Cambadélis retrace sur son blog les principales actions de DSK à la tête du FMI depuis son arrivée :

Après avoir annulé la dette du Libéria (Besancenot en avait rêvé), réconcilié le FMI et l’Argentine (personne n’osait l’espérer), expertisé le programme économique du gouvernement Habas pour la conférence d’Annapolis (une paille !) dit son fait à Sarkozy (Colombani ne s’en est pas remis), DSK renvoie Georges Bush a un travail sérieux face à la récession (on a déjà fait mieux comme alignement sur les Etats-Unis), avant de proposer une relance budgétaire plutôt que la rigueur (propos salué comme historique et ceci devant Lagarde qui prépare la sienne).
[...]
Erik Izraelewicz sur Europe 1 note dans son édito à propos de l’appel lancé par DSK, « est-ce que c’est une rupture pour le FMI ? Oui jamais depuis vingt-cinq ans un patron du FMI n’avait préconisé une telle stratégie » et de conclure, « l’appel de Dominique Strauss-Kahn heurte peut être la pensée classique du FMI. Elle est pourtant pleine de bon sens. La crise d’aujourd’hui mériterait qu’il soit entendu ».


Il paraît aberrant de devoir le démontrer, mais oui un socialiste a aujourd'hui toute sa place à la tête de l'une des institutions les plus influentes sur les équilibres économiques, donc sociaux, de la planète. Qu'il ait fallu que le Président de la République Française donne son feu vert à cette excellente candidature n'est qu'un aléa de la procédure d'accession au poste.

Je ne fais pas ce nouvel exposé des qualités de DSK pour préparer le terrain à son éventuel retour ...surtout à cette heure où les déclarations précoces de Ségolène Royal sur ces intentions pour 2012 sont bien déplacées. En cette période de renouvellement des idées et du personnel politique, le PS aurait diablement échoué s'il ne parvenait pas à faire émerger un nouveau leader équipé d'un programme bien construit et percutant. DSK doit bien sûr participer autant que possible à cette rénovation, armé de son expérience qui dépasse désormais nos frontières hexagonales. Il faut que ses idées, son action et ses succès inspirent une nouvelle génération de cadres socialistes, pour que l'alternative soit possible en 2012.

dimanche, 20 janvier 2008

2008, année bruxelloise

Bruxelles-460.jpgIl faut savoir saisir les opportunités professionnelles au vol quand elles se présentent, même si elles vous amènent à vous éloigner -temporairement, de vos nouvelles attaches. Ce sera donc un contrat d'un an à Bruxelles. Mais je conserve à Brest ma seconde moitié de coquille et un bout de rocher récemment investi et qui surplombe la ville du ponant, aussi je pourrai continuer à croiser régulièrement certains d'entre vous.

Au niveau de la conduite de ce blog, nous verrons ce que ce changement géographique impliquera. Je serai probablement moins attentive à l'actualité politique française, donc aucune promesse ! Reza-Francois-Cuillandre-recadree-serree-280.JPGNéanmoins, comment ne pas suivre l'actu politique finistérienne en espérant des bons scores de Réza Salami et François Cuillandre à Brest. Le grand chamboulement que vit cette ville par l'avènement de grands projets ne peut que stimuler tout Brestois à y revenir !

En ce qui concerne l'actualité nationale, nous verrons quelle place tiendra Socialisme & Démocratie (qui n'a toujours pas de site internet !!?!) dans la rénovation du Parti Socialiste. J'espère que des initiatives récentes émergera une gauche cohérente et combattive à même d'offrir aux français une alternative à la droite bling-bling qui sévit depuis le mois de mai.

Si vous avez des supers plans à Bruxelles, n'hésitez pas ! J'ai déjà pris les coordonnées de la section des socialistes expatriés ;-)
Bonne année 2008 à vous tous, quelle vous réserve de bonnes surprises.

lundi, 14 janvier 2008

Les socialistes recommencent à se parler

9202d17b82fe3c0bd7277a40585178c1.jpgOn a beaucoup dit que les courants peuvent aboutir à des oppositions factices, qu'ils se transforment en écuries à l'approche des dates de désignation. Il a trop souvent fallu rappeler que ce qui nous unit est plus fort que ce qui nous divise.

Nous assistons en ce moment à la mise en pratique de ce dialogue indispensable. L'attente des Français est forte et des socialistes ont décidé de ne pas attendre. De manière très honnête, des courants mettent à plat leurs idées, les comparent et mettent en commun leurs points forts. En décembre, c'était sous la forme d'un contrat de rénovation signé par des parlementaires de "Rénover maintenant" et "Socialisme et démocratie". Hier, c'était au Sénat, sous la forme d'une rencontre transcourants.

Si on doit saluer ces initiatives, on doit bien reconnaître quelles se fondent sur un refus d'une hyper-personnalisation des enjeux du prochain congrès, une volonté de ne pas avoir à trancher entre Bertrand Delanoë et Ségolène Royal, afin de ne pas assister à un duel fraticide ("la démocratie participative c'est MOI") qui empêcherait toute réflexion plus approfondie.

Difficile de savoir si au final ce dialogue aboutira à une nouvelle doctrine cohérente et solide face aux égos. Difficile aussi de savoir si nous pourrons entrer dans le concrêt, si les propositions suivront. L'essentiel est probablement qu'aujourd'hui la volonté soit bien présente.

Qu'en pensez-vous ?

mercredi, 09 janvier 2008

Tout nouveau, tout beau

Le blog de campagne de François Cuillandre fait peau neuve et fait place à un site à la hauteur de la volonté de la liste "Brest en marche !" d'aller à la rencontre des Brestois au cours des prochains mois.
Beaucoup de contenu à visiter et des candidats à découvrir.

brest-enmarche.jpg
www.francoiscuillandre.net

lundi, 07 janvier 2008

Une presse perméable aux manipulations

Si vous êtes d'humeur badine en ce début d'année et que vous souhaitez mettre (encore) un peu plus d'animation dans la campagne des municipales à Brest, rien de plus facile que de remplir les colonnes de la presse régionale à partir d'informations bidonnées.

Il faut dire que les divisions de la droite brestoise vous auront bien préparé le terrain, difficile de s'y retrouver entre l'UPM "canal-historique", l'UMP "officielle", les listes et les candidats. A gauche, François Cuillandre avec sa liste "Brest en Marche" rassemble pas moins de 6 partis, ce qui visiblement n'offre pas assez d'aspérités dans ce grand cirque.

Si vous voulez alimenter un peu plus les conversations des cafés désenfumés, agiter le microcosme, inquiéter les (é)lecteurs, vous pouvez passer sans soucis un petit coup de fil au Télégramme (avec Ouest-France, ça marche aussi), prétendre appartenir au PS et faire partie d'un "courant" de votre invention, et hop on vous promulgue challenger de François Cuillandre. Rien de plus facile, c'est même du gâteau (ou du flan comme dirait Marc).

La publication de "l'enquête", constituée des plus simples éléments de vérification, réalisée après-coup par le Télégramme est assez comique également. C'est avril avant l'heure dans les colonnes de nos journaux.

samedi, 05 janvier 2008

Des offres "acceptables"

un-homme-est-mort-460.jpg

Après les immigrés que Brice Hortefeux doit expulser à coup de charters pour avoir une bonne note et éviter la fessée publique, Nicolas Sarkozy choisit de cibler les demandeurs d'emploi qui, c'est bien connu, sont tous des feinéants équipés d'écrans plasmas. Tu refuses deux offres d'emploi "acceptables", et hop, t'es radié. Plus de droits, plus rien. Il faut vraiment n'avoir jamais été au chômage pour envisager une telle stupidité. Et comme j'ai eu la joie, que dis-je l'oisiveté suprême de gonfler les chiffres de demandeurs d'emploi pendant quelques temps, je voudrais en dire deux mots.

Qu'est-ce que ça veut dire "acceptable" ? Si on se base sur des critères tels le code ROME et la localisation géographique, c'est loin d'être suffisant ! Vous êtes ingénieur de recherche spécialisé dans l'étude de la croissance des huîtres et voilà qu'on va vous proposer une mission sur des questions liées au risques nucléaire. La théorie et la pratique en la matière sont deux choses bien différentes, et le temps disponible pour retrouver un emploi dans ses cordes se retrouvera vite écoulé ! Cette suspicion tend à faire oublier que les gens en cette période difficile ont tôt fait d'accepter un peu tout ce qui se présente pour enfin retrouver une vie normale, avec des projets.

Il s'agit donc encore de stigmatiser une catégorie de population fragilisée et qui ne peut pas porter ses revendications. Une catégorie de population que les "bons" français pourront regarder de travers en toute bonne conscience. Christine Lagarde est aujourd'hui obligée de reconnaître que seule une "infime minorité" de demandeurs d'emplois refuse d'entrer dans le système, "moins de 1%". Et bien voilà qui met en danger notre société et qui nécessitait bien une annonce gouvernementale, un stress inutile aux demandeurs d'emplois et les feux des projecteurs !! Mais est-ce que seuls ces 1% de chômeurs seront ciblés où alors la politique des chiffres prendra t-elle encore le dessus, au risque de jeter hors du système un bien plus grand nombre de personnes ?

La politique de la stigmatisation et de la confrontation continue. Et ce faisant, notre Président et son gouvernement fantôme contournent la question essentielle : 2 millions de chômeurs ne trouvent pas d'offres compatibles avec leur formation et leur niveau d'expérience.

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