mercredi, 19 mars 2008

Belgique : la fin du trou d'air

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Alors qu'aujourd'hui nous sommes en droit de nous demander en quoi récompenser Nadine Morano de la perte de Toul par un secrétariat d'Etat à la famille répond au message adressé à Nicolas Sarkozy par les français, la Belgique sort de l'ornière politique dans laquelle elle était enlisée depuis l'été dernier.

A l'issue des élections fédérales, Yves Leterme avait été chargé par le roi des Belges de former un gouvernement. Mais, las, le chef de file des chrétiens-démocrates flamands a par deux fois jeté l'éponge avant de réussir à seulement 5 jours de la date fatidique, à formuler un programme de gouvernement soutenu par Elio Di Rupo, le dirigeant aux noeuds pap' flamboyants du Parti Socialiste belge. C'est donc la fin d'un gouvernement provisoire qui administrait tant bien que mal les affaires courantes depuis la mi-décembre.

Les belges seront sans doute pour partie soulagée. Mais des sondages parus hier indiquent que la cote de confiance d'Yves Leterme est bien fragile. Cet accord ne signe pas la fin des tensions entre wallons et flamands qui avaient atteint des sommets lorsque l'été dernier Yves Leterme déclarait dans Libération que "les francophones ne sont pas en état intellectuel d'apprendre le néerlandais". La Belgique semble être le terrain des égoïsmes régionaux. Certes, la culture diffère entre ces deux provinces aux langues distinctes (même si la répartition des langues ne suit pas exactement celle des territoires), mais ce sont bien des questions d'ordre économiques qui alimentent les revendications séparatistes flamandes. Peut-être devraient-ils passer à Danny Boon (ou à Benoît Poelvoorde) la commande d'un "Bienvenue chez les wallons" pour sceller la réconcilation noir-or-rouge.

photo : Yves Leterme croisé à deux pas de l'ambassade Française le 13 mars.

00:10 Ecrit par Alice dans Belgitude | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note