lundi, 07 janvier 2008

Une presse perméable aux manipulations

Si vous êtes d'humeur badine en ce début d'année et que vous souhaitez mettre (encore) un peu plus d'animation dans la campagne des municipales à Brest, rien de plus facile que de remplir les colonnes de la presse régionale à partir d'informations bidonnées.

Il faut dire que les divisions de la droite brestoise vous auront bien préparé le terrain, difficile de s'y retrouver entre l'UPM "canal-historique", l'UMP "officielle", les listes et les candidats. A gauche, François Cuillandre avec sa liste "Brest en Marche" rassemble pas moins de 6 partis, ce qui visiblement n'offre pas assez d'aspérités dans ce grand cirque.

Si vous voulez alimenter un peu plus les conversations des cafés désenfumés, agiter le microcosme, inquiéter les (é)lecteurs, vous pouvez passer sans soucis un petit coup de fil au Télégramme (avec Ouest-France, ça marche aussi), prétendre appartenir au PS et faire partie d'un "courant" de votre invention, et hop on vous promulgue challenger de François Cuillandre. Rien de plus facile, c'est même du gâteau (ou du flan comme dirait Marc).

La publication de "l'enquête", constituée des plus simples éléments de vérification, réalisée après-coup par le Télégramme est assez comique également. C'est avril avant l'heure dans les colonnes de nos journaux.