jeudi, 17 juillet 2008

Contre-propagande

Comme beaucoup de monde, j'imagine, je trouve gonflé que le gouvernement se paie des campagnes de publicité pour vanter le mérite de réformes dont les français n'ont pas le bon goût de ressentir les effets supposés positifs.

Alors que le gouvernement et le Président de la République bénéficient d'un temps de parole considérable, ils en ont conclu qu'un bon matraquage publicitaire rendrait les citoyens plus raisonnables et patients.

Le PS a réagit, comme souvent avec talent, en détournant le spot de propagande gouvernementale :


Faîtes tourner !
Vidéo repérée sur le blog d'Abadinte.

dimanche, 16 mars 2008

Le Finistère, toujours plus à gauche !

dessin-16mars.pngC'est à distance que mes félicitations accompagnent mes camarades du Finistère avec lesquels je faisais campagne il y a encore quelques semaines !

Réza Salami l'a emporté avec le score étonnant de 54,4 % des voix exprimées dans le canton de Brest-centre alors qu'il comptait en théorie 10 points de retard sur le total des listes de droite ! Le très faible taux de participation (50.1 %) démontre que les électeurs de droite du centre-ville se seraient plutôt coupé une main plutôt que de voter pour Fortuné Pellicano, englué dans les divisions de l'UMP.
Et bravo à la liste Brest en marche menée par François Cuillandre qui voit sa réélection acquise avec un score historique de près de 60,7 %.
Un dernier mot pour l'équipe de Bernard Poignant et sa liste unifiée à Quimper ... la belle endormie va subir un sacré électrochoc avec des zigs comme Sylvain et Karim pour dynamiser la ville ;-)

PS : Merci à Yann pour les appels transfrontaliers surtaxés ;-)

lundi, 14 janvier 2008

Les socialistes recommencent à se parler

9202d17b82fe3c0bd7277a40585178c1.jpgOn a beaucoup dit que les courants peuvent aboutir à des oppositions factices, qu'ils se transforment en écuries à l'approche des dates de désignation. Il a trop souvent fallu rappeler que ce qui nous unit est plus fort que ce qui nous divise.

Nous assistons en ce moment à la mise en pratique de ce dialogue indispensable. L'attente des Français est forte et des socialistes ont décidé de ne pas attendre. De manière très honnête, des courants mettent à plat leurs idées, les comparent et mettent en commun leurs points forts. En décembre, c'était sous la forme d'un contrat de rénovation signé par des parlementaires de "Rénover maintenant" et "Socialisme et démocratie". Hier, c'était au Sénat, sous la forme d'une rencontre transcourants.

Si on doit saluer ces initiatives, on doit bien reconnaître quelles se fondent sur un refus d'une hyper-personnalisation des enjeux du prochain congrès, une volonté de ne pas avoir à trancher entre Bertrand Delanoë et Ségolène Royal, afin de ne pas assister à un duel fraticide ("la démocratie participative c'est MOI") qui empêcherait toute réflexion plus approfondie.

Difficile de savoir si au final ce dialogue aboutira à une nouvelle doctrine cohérente et solide face aux égos. Difficile aussi de savoir si nous pourrons entrer dans le concrêt, si les propositions suivront. L'essentiel est probablement qu'aujourd'hui la volonté soit bien présente.

Qu'en pensez-vous ?

mercredi, 28 novembre 2007

Du bonheur d'être militante socialiste

Titre qui pourra paraître ironique au moment où le PS accumule encore et toujours la mauvaise presse. Et pourtant oui, il y a beaucoup de raisons de se réjouir d'appartenir à ce parti. Parceque des personnes essaient vraiment de le rénover en profondeur en ce penchant sur les idées, parceque ces personnes y mettent une énergie considérable quand d'autres à coups d'anathèmes ou de livres revenchards donnent une image dégradée du PS pour apparaître comme des recours possibles ou déblayer le terrain à leur profit.

Bonheur de participer en ce moment au cycle de formations de l'UESR 29 sur la mise en oeuvre de politiques dans les collectivités locales. Depuis que je suis entrée au PS, de tels moments passionnants nous sont régulièrement proposés. Dans la perspective de prochaines responsabilités électives, ou à titre d'intérêt personnel, être militant socialiste c'est avoir la possibilité de se plonger au coeur des dispositifs intercommunaux et de réfléchir aux moyens de mettre le développement durable au coeur des politiques, d'y intéresser les citoyens.

Du concrêt, des expériences exemplaires sur lesquelles réfléchir, du positif !

jeudi, 08 novembre 2007

Brest en marche !

alliance-municipales-460.jpgBrest est une ville de gauche, dont la politique municipale est conduite par François Cuillandre depuis 2001 (et par Pierre Maille avant lui), en bonne intelligence avec divers partis de gauche. C'est le temps des bilans avant de se lancer dans une nouvelle campagne (voir le blog). Le Parti Socialiste continuera à ne pas jouer cavalier seul, les même partenaires défendent une action (voir le document de synthèse) que les Brestois seront amenés à connaître et juger en toute transparence au cours de réunions publiques (*). La colle des affiches des dernières campagnes n'a pas encore eu le temps de sécher, les mollets sont encore tout musclés et il faut repartir à l'assaut des marchés et des cages d'escaliers !

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(*) dates des réunions :
- 13 novembre à l'Escale
- 15 novembre, centre ville (salle des syndicats)
- 19 novembre : Kerisbian
- 22 novembre : Lambézellec (salle Pierre Corre)
- 26 novembre : ferme Jestin (salle rue Matthieu Donnart)
- 28 novembre : MPT Saint Pierre
- 29 novembre : centre social Pen ar Créach
- 3 décembre : centre social de Bellevue.

Et chez vous, comment cela se passe t-il ? Quel challenge, quelles alliances, quelles stratégies ?

lundi, 03 septembre 2007

Impressions rochelaises

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Première participation à L'université d'été de La Rochelle et, ma foi, de très grandes satisfactions sur cette édition. Les polémiques extérieures aux ateliers n'ont pas trop affecté les travaux, l'ambiance était détendue. On ne peut que saluer le travail d'organisation et la qualité des débats. Le principal problème aura été de choisir les ateliers de discussion dans la multitude de thèmes proposés. Les salles étaient pleines, autant que les autres années nous a t-on dit. Il fallait décidemment participer à cette université, d'autant plus que les têtes d'affiche ne versaient pas dans l'excès et essayaient d'élaborer un dialogue constructif. Quel soulagement après le déluge de prédictions des cassadres que de voir que le moral est au beau fixe et que l'opposition se reconstruit.

Seul m'a un peu déçu l'atelier sur "Internet est-il soluble dans la démocratie ?". Même si le diagnostic sur les limites de l'internet en campagne a été clairement posé, j'attendais des débats sur le développement d'outils collaboratifs au Parti Socialiste, sur la gestion de groupes de travail internet, des propositions pour que le PS développe de tels outils.

cc7ec88626fa924f51fa41f5de80d816.jpgEn marge de l'université d'été, le rendez-vous habituel de Socialisme et Démocratie a rassemblé environ 450 personnes (à vue de nez). La réflexion amorcée depuis le mois de décembre a été synthétisée dans un Manifeste pour un socialisme nouveau. Il reprend pas mal d'éléments développés par DSK pendant la campagne interne pour l'investiture et il constitue un socle de départ pour de futures étapes de réflexion. Ce groupe de socialistes se veut pus que jamais ouvert sur l'extérieur et "décentralisé". Sans "chef" incontournable, il reste pourtant uni et rassemble des personnes d'horizons différents, voila qui alimente donc l'enthousiasme de tous.

Aujourd'hui, il devient très à la mode de décrier les courants, on leur trouve tous les défauts. Ecuries présidentielles, accentuation des lignes de fracture entre socialistes. C'est certainement vrai pour partie, même si le manque de cohésion des socialistes au moment de la campagne présidentielle n'a pas été aussi grand que certains l'ont prétendu. Mais l'apport idéologique de ces groupes de réflexion est considérable, notamment au moment des congrés ... et jusque dans le discours de clôture de François Hollande qui, en expert des synthèses et des bonnes résolutions, y a pioché allègrement.

Nous l'avons donc vu, quand les querelles de personnes n'entrent pas en jeu et que les échéances électorales sont encore relativement éloignées, la qualité du débat s'avère bien présente. Approfondissons donc cette réflexion sur la rénovation/refondation avant de faire entrer dans le jeu de quilles la question des têtes d'affiche.

A lire : L'université de tous les possibles, blog de Pierre Moscovici.
La Rochelle : rénover idées et parti…, blog de Michel Destot.

dimanche, 26 août 2007

La Rochelle, cru 2008

soeurs-bronte-460.jpgL'Université d'été du Parti Socialiste à La Rochelle sonnera la rentrée politique, la reprise pour une nouvelle année qui sera certainement aussi dense que 2007. Grande première pour moi, je vais enfin participer à ce rituel. Certains le décrient d'avance, en pointant du doigt la partie emmergée de l'iceberg qui occupe les pleines pages des journeaux (tiens, je reverrai sûrement mes idoles qui ont repris hier du service). Mais d'autres retours plus positifs se concentrent généralement sur des aspects moins médiatisés mais plus captivants (enfin pas pour les journalistes et les dénigrateurs de tout poil !), à savoir les ateliers qui sont censés jalonner nos journées.
Pas de primaires cette année, mais un parti à refonder. On s'y perd sous la multitude des déclarations, la course à l'unisson et au leadership. Il va bien falloir quelques mois pour que tout ceci décante et prenne forme. Je n'attends pas qu'un sauveur marche sur les eaux du port de La Rochelle !
Vendredi soir, un rendez-vous majeur : la réunion de Socialisme & Démocratie à l'espace Encan. Où en est la rédaction du Manifeste, à quoi a abouti la réflexion engagée depuis plusieurs mois sur le blog dédié ?
Nous n'obtiendrons certainement pas beaucoup de réponses sur les lendemains proches. Mais revoir les Tours de mes plus folles années et prendre un petit café au Dupérré mérite déjà le déplacement !

dimanche, 24 juin 2007

La fête à l'anguille

anguille2.jpg

Aujourd'hui, dans le village de mon enfance, situé près de La Rochelle, c'est la foire aux "angueils", comme on dit en patois charentais. Une de ces fêtes pittoresques qui soude un village, une communauté, où sont valorisés le folklore et les activités des diverses associations du village. Que de souvenirs ! Des épreuves physiques jalonnent une journée qui se termine par un barbecue géant sous les étoiles. Courses en sac, danses folkloriques, pêche à la ligne, tombola, tout y est ... et surtout, l'épreuve reine, marcher sur une poutre savonnée au-dessus d'une piscine en bottes de foin, une anguille vivante entre les dents. Dans l'temps, les récits en patois ravivaient la culture locale.

Tiens, les organisateurs de la fête auraient pu inviter la Présidente de Région à venir quelques heures parmis des "vrais" gens, elle qui hier a séché le conseil national du Parti Socialiste pour cette raison précisémment. Mais aujourd'hui, Ségolène Royal n'est plus dans sa région, elle préfèrera dire en direct sur les plateaux parisiens de Canal+ et TF1, devant des millions de télespectateurs, ce qu'elle n'aura pas voulu défendre devant le "conseil des éléphants" (dixit Laurence Ferrari !?!).

Pour ma part, j'ai du mal à croire qu'une personne refusant, sous de faux prétextes, de tirer collectivement quelques enseignements des élections législatives et de fixer le calendrier de la rénovation que chacun appelle de ses voeux, puisse aspirer à devenir la Première Secrétaire du Parti Socialiste. Les tensions seraient moins fortes, le climat plus apaisé si l'anguille cessait de vouloir échapper à ses responsabilités. C'est assez triste de la voir, à renfort de coups médiatiques, monter l'opinion publique contre ce Parti qu'elle méprise.

Oui les militants sont fatigués Ségolène ...

samedi, 23 juin 2007

Appel au calme de Pierre Moscovici

Je reproduis les derniers paragraphes de cet appel, mais les premiers sont tout aussi intéressants.
http://moscovici.typepad.fr/blognational/2007/06/appel-au...

(...) La priorité n’est pas le combat pour le pouvoir au sein du Parti. Celui-ci est légitime, il sera âpre, mais qu’il vienne en son temps, après que le Parti ait retrouvé un peu de solidité, de cohérence et de fraternité. Lançons plutôt sur un an – pas plus – un processus de réflexion, avec des ateliers, des conventions, confiés à des responsables politiques qui ne sont pas forcément membres de la direction du Parti, ouverts aux intellectuels, aux partenaires sociaux, à la société civile. Avançons sans tabou, sans timidité, mais sans la seule arrière-pensée de la lutte pour la direction du Parti ou de la prochaine présidentielle. C’est notre responsabilité : n’oublions pas que le seul objectif qui vaille est l’alternance en 2012. C’est cette voie qui, je l’espère du moins, sera proposée demain par François Hollande et qui doit s’imposer.

Mais je ne serais pas sincère, ni du coup convaincant, si je ne disais pas à ce sujet un mot de Ségolène Royal. Foin des procès stupides. Je ne l’ai pas soutenue dans la désignation socialiste, je sais pourquoi et je n’ai pas changé d’avis. Mais j’ai fait pour elle, parce que c’était notre candidate, une campagne effrénée, sans état d’âme, je l’ai défendue partout, dans les médias, dans mes déplacements, sur ce blog. C’était mon devoir, il ne m’a pas coûté, même si j’aurais préféré que le PS fût davantage associé à cette étrange campagne. Ségolène a sa liberté, sa personnalité, ça fait sa force même si c’est parfois déconcertant. Mais maintenant, je ne comprends plus, je ne suis pas. Ses déclarations sur les 35 heures ou le SMIC à 1500 euros m’ont, comme beaucoup, dérouté – c’est un euphémisme. Non pas tant sur le fond – ces sujets ne sont pas, eux non plus, tabous - que sur la cohérence. Comment bien faire campagne sur des propositions – pas mineures, on en conviendra – auxquelles on ne croit pas ? Et comment aurions-nous fait si nous l’avions emporté ? Aurions-nous aussitôt enterré cette partie du « pacte présidentiel » ? L’aurions-nous au contraire appliquée, alors que la candidate elle-même la jugeait peu « crédible » ? C’est pour moi l’exact contraire de ce que doit être la politique, un exercice de vérité. Je l’ai dit ce matin sur RTL, pendant que sur France 2 elle annonçait sa probable candidature à la primaire de… 2012 ! Comme si c’était la priorité, comme si tout devait tourner autour de la figure du chef, comme si ce pauvre PS, qui a certes besoin d’être bousculé dans ses habitudes, devait être déstabilisé par une campagne présidentielle permanente. Tout cela me met en colère. Ségolène Royal a été candidate à la présidentielle, elle a obtenu 47% des voix au second tour, elle peut penser à l’avenir, y compris au sien. Mais sa responsabilité, comme celle des autres prétendants, est de construire une cohérence, de mener un travail de fond, pas d’avancer par à coups déroutants, qui l’affaiblissent et nous affaiblissent avec elle. Bref, on l’aura compris, j’en appelle au calme, pas à la tranquillité ou à l’endormissement, mais à une détermination sereine. Pour ma part, c’est ce que j’éprouve et que je m’efforcerai de transmettre.

Je rajouterai même que les évocations multiples de Ségolène Royal à sa propre candidature en 2012 sont vraiment irrespectueuses des militants socialistes s'étant engagé dans cette campagne présidentielle, même si tous ne le ressentiront pas ainsi bien sûr. Dans cette précipitation, elle me donne l'impression de vouloir me voler quelque chose, le droit à faire un bilan de cette campagne et d'aller dans une autre direction d'ici 5 ans. Si tant est que le problème de leadership est important au Parti Socialiste, la question de la désignation du candidat ne se posera pas avant 2010.

Dans le cas contraire ...


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mardi, 19 juin 2007

Il a les crocs, Arnaud

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50,34 %, c'est le (petit) score d'Arnaud Montebourg au second tour des élections législatives alors qu'il se représentait. Pas en terre de conquête, non, sur les siennes. Autant dire qu'il a frôlé le chant du cygne. Visiblement plus que soulagé au soir du second tour, et retrouvant un peu de sa superbe, voilà que pendant la soirée électorale il reprend ses habitudes de donneur de leçons et balance la petite phrase suivante : "Il y a eu le temps des éléphants, désormais révolu, et dont la page se tourne définitivement. Voici maintenant venu le temps enthousiasmant des jeunes lions : sereins, puissants et capables des meilleurs combats".

Passons rapidement sur le fait qu'il se cache derrière des boucs-émissaires pour mieux s'exempter de toute responsabilité dans la défaîte des présidentielles, alors même qu'il était au coeur de l'organisation et porte-parole de la candidate. C'est d'un courage ! Mais n'est-ce pas prodigieusement prétentieux de s'imaginer en animal si noble et de s'accoler à soi même tant de qualités dont seraient dépourvus ceux qu'il désigne sous le terme "d'éléphants" ? Si la rénovation passe par un changement de têtes, si tout est affaire de génération et de nombre de cheveux blancs, imaginons son soulagement à l'échec de Jean-Pierre Chevènement !

Arnaud Montebourg se plaît à briller à coups de bons mots, parfois dévastateurs. La hargne et le mauvais esprit sont décidemment à fuir. Je préfèrerai toujours le sens du collectif et le respect, au moins formel, des personnes expérimentées de notre Parti, à ce qu'il nous a montré de lui dimanche soir. Son attitude est d'autant plus déplacée, que ces "éléphants" expriment à chacune de leurs interventions la nécessité de faire place à de nouvelles têtes, à plus de diversité. Vouloir leur forcer la main et creuser leur tombe est pour le moins inélégant. Ceux qui se revendiquent de la nouvelle génération pour mieux se débarrasser des anciens, devraient éviter ces discours stéréotypés pour gagner en crédibilité.

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